Total annonce la fin de la fuite de gaz sur la plateforme

first_imgTotal annonce la fin de la fuite de gaz sur la plateforme d’ElginLe groupe pétrolier Total a enfin réussi à mettre fin à la fuite de gaz sur la plateforme Elgin. Celle-ci se poursuivait depuis fin mars. Entre temps, le cours en Bourse du groupe a largement chuté, ce qui va lui coûter des centaines de millions d’euros.Hier, le groupe pétrolier Total déclarait qu’il était “en mesure d’annoncer que l’intervention conduite sur le complexe d’Elgin a permis de stopper la fuite”. Lancée mardi matin, l’opération baptisée “top kill” consistait à colmater le puits d’où s’échappait le gaz naturel en y injectant de la boue lourde (mélange d’eau et d’argile présentant une forte densité). Selon Total, la fuite a été stoppée 12 heures après le lancement de cette intervention.Evacuée depuis le 25 mars, la plateforme continuait de fuir depuis. Avec 200.000 mètres cubes de gaz naturel (ou méthane) relâchés chaque jour au début, la fuite restait tout de même de 50.000 mètres cubes quotidien ces derniers temps. L’origine de la fuite était à chercher à environ 4.000 mètres en-dessous du plancher marin, dans une strate distincte du gisement gazier actuellement exploité par Total.Cette fuite, qualifiée du “plus gros incident en mer du Nord depuis au moins dix ans” selon Total, avait fait craindre le pire pendant les jours qui avaient suivi l’évacuation. Finalement, aucun accident humain ou environnemental n’est à déplorer (exceptées les émissions colossales de gaz…). Seul le cours en Bourse de Total a subi : la valeur boursière du groupe avait chuté de jusqu’à 8 milliards d’euros. Le PDG de Total, Christophe de Margerie, reconduit vendredi pour un nouveau mandat de trois ans par ses actionnaires, a ainsi estimé que cette fuite devrait coûter globalement entre 230 et 310 millions d’euros environ au groupe. Une reprise de l’exploitation avant la fin de l’année ?À lire aussiMaladie de Charcot : symptômes, causes, traitement, où en est on ?La majeure partie de ce montant proviendra du manque à gagner entraîné par la suspension de l’extraction du gisement d’Elgin, le reste correspondant aux opérations pour arrêter la fuite. Pas de quoi s’en faire pour autant puisque le groupe affichait l’an dernier un bénéfice net ajusté de 11,4 milliards d’euros. Total espère pouvoir reprendre l’exploitation du complexe d’Elgin/Franklin avant la fin de l’année et a prévenu que s’il n’y parvenait pas, sa production annuelle d’hydrocarbures risquait d’être stable par rapport à 2011. Il comptait initialement l’augmenter de 2,5 % par an en moyenne entre 2010 et 2015.Le 17 mai 2012 à 17:19 • Maxime Lambertlast_img read more